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Refugié au Home Affairs

Yaya Boudani/Radio Pulsar/Twenty Ten

Home Affairs

Effet (3''):
Reporter (20''):
Au 19 Planet Avenue Crown mines, à Johannesburg, l'animation est chaque jour la même. Tous les jours, les réfugiés résidant en Afrique du Sud y viennent pour leurs documents de résidence ou pour une demande d'asile. À 200 mètres de l'entrée principale du bâtiment, de petits groupes se sont formés, les gens discutent, pour tromper les heures et adoucir leur attente qui, ici, peut durer toute une journée et souvent plus.

Effet : Bruits....

Reporter (23''):
Un peu plus loin, un minibus de transport public, appelé « combi », attend des clients. Ceux qui ont eu la chance d'etre recus les premiers et qui partent plutot que les autres. Des agents de sécurité patrouillent dans le périmètre du service. Il n'est pas permis à tout le monde d'approcher l'immeuble de Home Affairs, le ministère de l'Interieur. Toute tentative de s'approcher pour expliquer son cas sans être appelé donne lieu a de chaudes altercations entre agents de sécurité et visiteurs.

Audio (43''):
vigile: s'il vous plait aller un peu plus loin

demandeur: où veux tu qu'on aille?

vigile: De l'autre coté

demandeur: j'ai ma fille à l'intérieur. Si je vais plus loin je ne la verrai pas.

Vigile: pardon? Jamais personne ne s'est égarée ici. Jamais. Vous avez de mauvaise idée. Il n y a qu'une seule porte une, seule entrée. Mettez-vous debout la bas et ouvrez grands vos yeux.

Demandeur: hahahaha

vigile: ne dites pas hahaha. J'ai compris ce que vous avez dit. Tu ne te perdras jamais mon ami. Une personne qui parle ne se perd jamais. Seul un boeuf qui ne parle pas , peut se perdre.

Reporter (18''):
A l'entrée principale, un tableau indique le programme de réception des dossiers en fonction des régions de l'Afrique ou du monde. Avant de franchir la porte, il faut passer un scanner. Nombreux sont ceux qui attendent d'être reçu, ils trouvent l'attente trop longue. Mais personne ne veut en parler à visage découvert. De peur d'être reconnu par les agents et de ne jamais entrer en possession de ses documents.

Audio (10''): Refugié congolais

Bon!( hésitation) Parfois ils travaillent bien (silence), d'autres personnes désertent leur bureau, on ne sait pas pourquoi!

Audio ( 37''): Refugié somalien

Je suis venu pour des autorisations de voyager. C'est depuis le mois de septembre dernier que j'ai fourni les documents demandés. Qu'est ce qu'ils appellent droit de l'homme ici? Je ne sais pas. Ils veulent que nous leur donnions quelque chose. J'ai le statut de refugié ici. Normalement j'ai droit à ce papier. Mais ils trainent et je ne sais pas pourquoi?

Reporter (08''):
Avec le coupe du monde, les délais sont encore plus longs. Les travailleurs ont établi leur propre programme de travail. Sous le couvert de l'anonymat l'un des vigiles nous en parle

Audio(15''): vigile
Ils viennent, ceux qui sont de service viennent. Ils travaillent et une heure avant les matches, ils désertent les bureaux. Ils se rassurent que tout le monde est servi d'abord avant de partir.

Effet: animation à la porte d'entrée


Reporter (20''):
La coupe du monde est aussi l'occasion rêvée pour beaucoup d'africains d'immigrer en Afrique du sud. D'après un policier en faction devant l'entrée, « les Nigérians sont les champions”. Vous verrez, qu'après la coupe du monde, tous les supporters nigérians resteront ici. Ils ne partirons pas» assure-t-il. À peine a -t -il fini de parler que nous rencontrons un jeune nigérian venu pour le dépôt d'un dossier.

Audio(8''):
Je suis venu pour la coupe du monde. (vous voulez rester ici?) non je veux juste rester quelques semaines. (vous êtes venu pour des papiers?) oui.

Reporter (15''):
En même temps que ces personnes d'origine diverses viennent demander l'asile au ministère de l'intérieur sud africain, ils craignent les représailles des populations autochtones qui, en Mai 2008, onf fait beaucoup de morts det e deplacés. A en croire ce Congolais, la psychose d'attaques xénophobes s'est déjà installée.

Audio (59''):
Nous entendons des gens dire qu'après la coupe du monde, le service sera resserré. Les sud africains parlent aussi de la xénophobie après la coupe du monde. Ils nous le disent en face sans le cacher. Ils disent qu'il y aura encore des attaques xénophobes plus que celles de novembre 2009. Nous avons peur. On vit qu'une fois. Ils l'ont déjà dit. J'ai même rencontré des gens à Pretoria, ils préfèrent rester non loin du HCR. Et dès qu'il y a le moindre trouble, ils vont rentrerau niveau du HCR pour être protégés.

Reporter (14''):
Pourtant, la perspective d'etre de nouveau victimes d'attaques xénophobes ne semble pas décourager ces milliers de demandeurs d'asile qui attendent des journées entières, exposés à la terrible morsure de l'hiver.

Effet (des voix de demandeurs...)

Yaya Boudani, de Crown Mines, Johannesburg, Afrique du Sud, pour TwentyTen Project.

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