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Femme arbitre (ABM)

Alice Bafiala Mutombo/ Twenty Ten

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20100105
Kinshasa, RD Congo
Femme arbitre en RD Congo

Reporter (11’’):
Le métier d’arbitre de football dans sa version féminine semble encore méconnu dans certains milieux à Kinshasa. Interrogés sur ce qu’ils pensent des femmes arbitres, beaucoup sont plutôt surpris d’apprendre qu’il en existe.

Audio Vox pop (16’’) :
« Est-ce que j’en connais ? J’ai comme l’impression que c’est un domaine qui est réservé aux hommes, que c’est pas pour les femmes » ; « j’en connais pas » ; « moi, je n’ai jamais vu femme arbitre, seulement les hommes » ; « je dirai qu’il sort un peu de l’ordinaire du moment que c’est fait par les femmes » ; «non, c’est bien ! C’est à encourager, elles sont courageuses ».

Reporter (16’’):
Du courage, Geneviève Lukusa en a eu pour faire de l’arbitrage sa profession depuis 8 ans. Au premier regard, cette congolaise de 35 ans est une femme comme les autres: grande, svelte et joviale. Rien d’elle ne fait penser qu’elle exerce un métier d’homme, comme diraient certains. Elle nous parle de son parcours.

Audio (25’’) :
« C’est par amour pour le football que je suis devenue arbitre, en commençant d’abord par être joueuse avant. Et puis, je suis tombée sur l’affiche qui disait qu’on voulait former des arbitres et j’ai dit pourquoi pas des femmes. J’ai suivi juste une formation. Arbitre stagiaire, on m’avait affiliée à l’entente de Lipopo. C’est là que j’ai évolué pendant 3 ans. Et puis, je suis passée à la division d’élite au niveau de l’entente provinciale de football de Kinshasa. Et aujourd’hui, je suis arbitre internationale et je suis très fière de moi ».

Reporter (15’’) :
Le phénomène de femme arbitre n’est pas aussi vieux que le football féminin en république démocratique du Congo. François Nsiki Ntetani Mbemba, chef du service des sports de l’Agence Congolaise de Presse explique qu’il a pris racine avec les réformes intervenues à la fin des années ’90 dans le monde sportif congolais.

Audio : 26’’
« Ça à commencer à s’organiser sérieusement avec l’arrêté du ministre instituant l’entente urbaine de football des jeunes et féminin en ’98. Il fallait réformer. C’est comme ça qu’il y a eu des ententes provinciales qui sont nées. Elles (femmes arbitres) avaient commencé chez les filles d’abord. Mais pour les rendre performantes, comme il y a eu au niveau international des compétitions féminines, c’est à ce moment là que la fédération avait pensé promouvoir les filles ».

Reporter (7’’) :
Aujourd’hui, le pays compte une vingtaine des femmes arbitres qui officient également aux matches masculins. Une évolution que saluent quelques kinois.

Audio (20’’) :
« Il s’agit là d’une montée en puissance, comme dans tous les domaines de la vie » ; « nous sommes dans l’évolution, il y a des femmes qui nous dirigent… la FIFA ou la CAF doivent aussi donner aux femmes arbitres l’occasion d’arbitrer des matches internationaux » ; « avant on voyait que c’est le travail des hommes, maintenant les femmes sont partout ».

Reporter (20’’):
Pour atteindre le plus haut niveau de l’arbitrage, la volonté ne suffit pas toujours. Il faut également passer une série des tests physiques et théoriques , les mêmes que les hommes, afin de démontrer sa capacité à diriger une rencontre internationale. Et sur le terrain, Geneviève Lukusa qui a réussi le pari ne voit pas où se situe la différence avec ses collègues hommes.

Audio (18’’):
« Nous mettons de côté cet aspect de féminité. Quand je suis sur le terrain, je suis obligée de changer d’attitude parce que j’ai la charge: je dois gérer les joueurs et gérer le public. Et c’est pas facile. Alors, on est beaucoup plus concentré sur son travail et je pense que c’est tout ça qui nous aide. Je ne vois pas tellement une grande différence entre un homme et une femme arbitre ».

Reporter (7’’):
En plus d’être arbitre, Geneviève Lukusa est médecin. Mais quand elle se projette dans l’avenir, elle se voit plutôt dans le monde sportif.

Audio (18’’):
« Avant je voyais mon avenir en tant que médecin, mais maintenant je vois plus mon avenir en tant qu’arbitre. Étant donné que dans l’arbitrage, j’ai eu l’occasion de voyager, de découvrir d’autres horizons… et j’en ai encore l’occasion. Je pense que je suis plus tentée par cette aventure… je trouve que je fais quelque chose que tout le monde ne fait pas, je suis fière, j’aime ça ! ».

Reporter (7’’):
La passion est là, les filles s’accrochent. Ce qui laisse croire que l’avenir pour l’arbitrage féminin est assuré en RDC.

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