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Femme et foot

Emelyne MUHORAKEYE/Twenty Ten
Quartier Quidi / Ouagadougou / Burkina Faso
20091116
Journaliste


LANCEMENT
Quelle est la situation de la femme qui joue au football au Burkina Faso ? Emelyne MUHORAKEYE a rencontrée une de ces footballeuses dans sa famille au Burkina Faso qui vit de cette passion depuis son bas âge. Nous verrons également le regard de la société burkinabé sur le football féminin.
Elément : 3 min 28 secs


Effets sonores (39 secs) : fondu après 3 sec, maintenus sous voix off
Reporter: (34 secs)

Secteur 11, Quartier Quidi à quelques minutes du centre ville de Ouagadougou, c’est le début d’après midi, le quartier est plutôt calme et les rues sont presque désertes. Diane KANKYONO rentre de son travail à la direction générale des sports où elle travaille comme enseignante d’éducation physique et sportive et elle est accueillie par son petit neveu de 3ans. Cette jeune femme de 32 ans a une véritable passion dans sa vie : c’est le football, Diane KANKYONO joue dans l’équipe « Princesse du Kadyogo » comme milieu défensif et elle a intégré cette équipe à l’âge de 8 ans.

Audio : (14secs) Diane KANKYONO
« J’ai commencé à jouer dès mon bas âge avec les jeunes du quartier. Devant notre cour, il y a les jeunes du quartier qui sortaient s’entraîner, jouer c’est là moi aussi un jour j’ai (silence) porté mes crampons pour sortir jouer avec eux, toute petite quoi ! »

Reporter : (22 secs)

Diane KANKYONO a eu la chance d’être soutenue par sa famille qui avait remarqué son penchant pour le sport depuis son enfance. En ce moment elle habite chez sa sœur Patricia SAWADOGO, une enseignante d’anglais que j’ai trouvé entrain de dresser la table avec un plat traditionnel le tô,une pâte de maïs de couleur blanche, la sœur nous livre la position de sa famille.

Audio : (8secs) Sœur de Diane KANKYONO
« Tout le monde est d’accord et unanime parce que depuis son bas âge mais nous-mêmes on voyait qu’elle allait faire du sport. Et ça nous fait vraiment plaisir, ça rehausse le nom de notre famille. »

Reporter : (10 secs)
Le football féminin a ses supporters au Burkina Faso, des personnes rencontrées dans un café du centre ville m’ont affirmé qu’ils ne se sentent pas gênés qu’une femme fasse du football.

Audio : (12secs) Un client du café
« Je la considère comme les autres femmes, d’autres vont penser que c’eeeeeeest, c’est pas bon qu’une femme soit footballeuse mais à l’allure où vont les choses, je crois que tout le monde comprend eeehhh »

Audio : (8 secs) Une cliente du café
« Parce que les gens trouvent que, une femme, footballeuse, ils trouvent ça que ce n’est pas normal mais pourtant il n y a rien qui gêne. »

Reporter : (18 secs)

Une femme footballeuse burkinabé comme Diane ne rencontre pas que des supporters. Elle se heurte aussi à des opinions hostiles au football féminin c’est notamment cet homme et ces deux femmes que j’ai rencontré dans un maquis célèbre le « Stade de France » situé dans une banlieue ouagalaise surtout animée en ce jour du match Burkina Faso – Malawi.

Audio : (7 secs) 1er client du maquis
« En réalité, il n y a pas d’émancipation, tout le monde préfère avoir quelqu’un qui est à la maison, il fait la cuisine pour lui, fabrique des enfants.. »

Audio : (4 secs) 1ère cliente du maquis
« La femme sur le terrain, c’est pas là son devoir. »

Audio : (1 sec) 2ème cliente du maquis
« La femme est fait là pour être au foyer. »

Reporter : (18 secs)

Diane est une femme de taille moyenne plutôt musclée avec des cheveux coupés courts qui lui donnent des allures de garçon. Parmi les raisons données par les personnes qui s’opposent au football féminin trouvées au maquis « Stade de France », il y a justement celles liées au changement de l’apparence physique de la femme. Pour cela, le football serait une affaire d’hommes.

Audio : (3 secs) 1ère cliente du maquis
« Le football c’est, c’est masculin. On a recours aux hommes »

Audio : (5 secs) 2ème cliente du maquis
« Je te jure ça déforme la femme mais tu veux surtout ce que les hommes font donc j’aime pas ça même »

Audio : (9 secs) 2ème client du maquis
« La femme, le tennis je suis d’accord, le basket-ball je suis d’accord, le volley-ball je suis d’accord, la natation je suis d’accord, le football ça reste un truc de mec »

Reporter : (11 secs)

Diane reconnaît que ce n’est pas facile de pratiquer le football au Burkina – Faso en tant que femme mais elle arrive à s’en sortir et quand elle se projette dans l’avenir, elle se voit toujours dans le monde sportif.

Audio : (3secs) Diane KANKYONO
« Je ne pense vraiment pas quitter le monde sportif »

Reporter : (6 secs) mixer avec un son d’ambiance qui débute après une seconde et maintenu jusqu’à la fin du reportage (son augmente après ma voix off).

L’entretien à peine terminé, Diane KANKYONO prend ses crampons, monte sur sa moto, direction l’entraînement.

Effets sonores (4 secs) : Vrombissement d’une moto

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